La dégradation des étangs en Moselle : enjeux et perspectives
La Moselle, territoire riche en plans d’eau et zones humides, fait face à une dégradation significative de ses étangs et masses d’eau superficielles. Selon le dernier bilan environnemental, environ 42% des masses d’eau en Moselle sont en « mauvais » ou « médiocre » état écologique, ce qui concerne de nombreux étangs et petits plans d’eau. Cette situation souligne un défi majeur pour la préservation des milieux aquatiques dans le département.
Causes principales de la dégradation
La dégradation des étangs en Moselle résulte d’une combinaison de facteurs d’origine anthropique et naturelle, parmi lesquels :
- L’envasement progressif, dû au transport de sédiments et à la réduction de la capacité d’autoépuration des bassins.
- La dégradation de la qualité de l’eau, souvent liée à la pollution par les nitrates, pesticides et phosphore issus des activités agricoles et industrielles. Ces polluants provoquent des déséquilibres chimiques et biologiques dans les plans d’eau.
- La prolifération excessive de plantes aquatiques (eutrophisation), favorisée par l’enrichissement en nutriments, qui entraîne une diminution de l’oxygène dissous et perturbe la faune aquatique.
- Les problèmes d’oxygénation, aggravés par les conditions climatiques, pouvant provoquer des mortalités de poissons et affaiblir la biodiversité.
Constat écologique
En 2019, seulement 7% des masses d’eau superficielles de Moselle étaient en bon état écologique, et 24% en bon état chimique. Ces faibles pourcentages soulignent l’urgence d’actions ciblées pour restaurer l’équilibre et assurer la pérennité des étangs et milieux aquatiques.
Les solutions naturelles : la méthode des bactéries bénéfiques
Une solution douce et respectueuse de l’environnement, utilisée par des professionnels comme la société Entretien Étang, repose sur la dissémination de bactéries bénéfiques. Ces micro-organismes naturels consomment et digèrent les dépôts organiques et la vase :
- Elles allègent le fond de l’étang en réduisant la quantité de vase accumulée.
- Elles limitent la prolifération excessive d’algues.
- Elles améliorent l’oxygénation et la clarté de l’eau.
- Elles préservent la vie aquatique.
Ce type de traitement est non polluant, ne nuit ni à la faune ni à la flore, et contribue à retrouver un équilibre naturel. C’est une approche écologique et durable pour restaurer la santé des étangs, sans recours aux produits chimiques.
Conclusion
La dégradation des étangs en Moselle constitue un enjeu environnemental majeur, reflétant la conjonction des pollutions, de l’envasement et des déséquilibres écologiques qui compromettent la qualité et la biodiversité de ces milieux fragiles. Avec moins de 10% des masses d’eau superficielles en bon état écologique, l’intervention devient urgente et nécessaire.
Face à ces défis, les solutions naturelles, telles que l’utilisation de bactéries bénéfiques pour la bioremédiation, offrent une méthode innovante, efficace et respectueuse de l’environnement. En réduisant les sédiments organiques, en limitant la prolifération d’algues et en améliorant l’oxygénation, ces traitements permettent de restaurer durablement la santé des étangs tout en préservant leur faune et leur flore.
Pour assurer la pérennité des plans d’eau en Moselle, il est essentiel d’adopter une gestion intégrée combinant ces méthodes naturelles avec la réduction des sources de pollution et la sensibilisation des acteurs locaux. Seule une approche globale, respectueuse des équilibres naturels, pourra garantir à ces écosystèmes leur rôle vital au cœur du territoire mosellan.
